Comment le yoga est entré dans ma vie

Il était temps que je fasse un article consacré à ma découverte du yoga. Vous devez sans doute vous dire que j’aurais dû commencer par là non ?

Ce truc bizarre

J’ai découvert le yoga tout à fait par hasard en décembre 2009.

Olà, ça ne me rajeunit pas ça.

C’était bien avant le méga buzz auquel on assiste depuis quelques années et auquel vous n’avez pas pu échapper.

C’est d’ailleurs sans doute la raison pour laquelle vous êtes là, non ?

Mes premiers pas se sont déroulés dans une salle de sport communale. Les cours faisaient partie d’un pack fitness et bien-être très abordable car financé par la généreuse mairie. A l’époque je faisais du Power Cardio, sorte de Body Attack sans la licence Les Mills, et il se trouve que le cours de Yoga était juste après. J’en avais déjà entendu parlé dans d’obscures magazines et émissions bien-être et l’idée que je m’en faisais à l’époque était l’image d’une espèce de cours d’étirements avancés…

N’ayant à l’époque aucune obligation familiale ou autre, je décidai de rester histoire de me détendre.

Malheureuse que je fus !

Le premier cours m’a tué.

Le professeur, une femme d’un certain âge extrêmement douce avec une voix mélodieuse à souhait, proposait un cours Vinyasa Yoga. Ou peut-être pas ? Peut-être l’intensité de mon souvenir est-elle trop forte et il ne s’agissait en fait que d’Hatha Yoga ? De toute façon mon ignorance des différents styles de yoga était totale à l’époque. Pour moi c’était LE yoga et puis voilà.

Pendant une bonne partie du cours, je suis restée consternée à cause de ma piètre performance. Je n’arrêtais pas jeter des regards hagards autour de moi en me disant : “Pourquoi personne réagit ? C’est ça le yoga ? Je pensais que c’était facile ! Pourquoi je n’y arrive pas ?! C’est une blague ? Naaan, ça doit être une caméra cachée”.

Vous vous souvenez ? « Caméra cachée » ? Bah oui, je ne suis plus toute jeune.

Je traversais à ce moment-là une période “Je veux prendre soin de moi”. Et donc, tout à fait convaincue que quelque chose m’avait forcément échappé dans cette histoire de yoga, je me suis décidée à percer ce sombre secret. Et je suis tout de même retournée les cours suivants et cela pendant quelques semaines, plus par entêtement que par intérêt.

Malheureusement cette période de ma vie a été courte car j’ai été rattrapée par des obligations professionnelle qui m’ont contrainte d’arrêter les cours.

Et par la même occasion de prendre 5 kg. C’était bien avant que
je décide que ma vie pro devait passer APRÈS mon bien-être.

De fait je n’ai pas eu le temps de constater d’évolution mais juste de mieux encaisser le “choc” du premier cours et de tout juste commencer réellement à y comprendre quelque chose.

Après une pause, le retour du début du commencement

Ce n’est que des années plus tard que j’ai redécouvert le yoga à l’occasion de ma grossesse. J’étais à la recherche d’une activité saine et efficace pour le corps et l’esprit et surtout bénéfique et sans risque pour la grossesse et le bébé.

Il n’existait pas de cours à côté de chez moi. Du coup, j’ai commencé le yoga seule dans la future chambre de ma fille.

D’ailleurs je ne conseille pas DU TOUT de commencer
le yoga (surtout prénatal !) seul, mais j’en reparlerai plus tard.

Je passais mes journées à chercher des exercices de yoga pour femmes enceintes et après quelques cours suivis sur YouTube (en fait vu l’offre minime de l’époque, je crois bien que j’ai fait TOUS les cours de yoga prénatal), j’ai très vite commencé à élaborer mes cours toute seule. Puis jusqu’à la fin de la grossesse j’ai fait la même série de postures 2 à 3 fois par semaine.

Le vrai début d’une vraie pratique

Par “vraie pratique” j’entends avec mon vrai corps, sans bébé à l’intérieur.

Je suis remise sérieusement au yoga après avoir bien récupéré de ma grossesse, soit environ 6-8 semaines. Par conséquence les débuts ont été très progressifs car je ne voulais pas brusquer mon corps. Ce nouveau départ a provoqué en en moi des sensations totalement différentes de ce que j’avais pu ressentir dans mes premiers cours de yoga en salle communale. A cette époque j’avais totalement zappé la composante mentale. Cette fois-ci soit à cause de mon expérience précédente, soit à cause de la période de ma vie, soit à cause de mon gain de maturité, j’avais une toute autre approche du yoga. J’y ai tout de suite vu l’intérêt physique et psychique.

Et depuis je n’ai plus décroché

Au début de ce que j’appelle mon re-start, un peu comme tout le monde, j’ai voulu calquer ma pratique sur ces fameuses instagrammeuses qui ne passent une seule journée de leur vie sans boire du smoothie, faire l’équilibre sur les mains, méditer en posture du lotus et j’en passe.

Du coup l’écart entre réalité et objectif était juste stupide… mais je m’en suis rendue compte bien plus tard. Car comme beaucoup de débutant j’avais largement privilégié, encore une fois, le côté physique sur le côté mental.

Mais comme je ne fais jamais les choses à moitié (du moins, j’essaye) je me suis renseignée autant que j’ai pu sur le sujet et très vite j’ai compris que le yoga était bien plus que ça. Et c’est vraiment à partir de ce moment que j’ai commencé à apprécier ma pratique et à l’intégrer dans ma vie de tous les jours.

Yoga un jour, yoga toujours

Depuis que j’ai décidé de devenir professeur de yoga, j’avoue que ma pratique a été inconstante. Ma relation avec le yoga est fluctuante mais jamais elle ne s’efface. Je mentirais si je disais qu’il ne s’agit que d’une question de temps. En dépit de ses incontestables bienfaits, il arrive que j’ai tout simplement moins envie de faire du yoga. L’une des raisons est que je suis restée longtemps bloquée à un certain niveau car je ne voyais pas d’évolution. Je ne progressais pas surtout dans ma souplesse.

Aujourd’hui le yoga fait partie intégrante de ma vie. En fonction de tous les paramètres de ma vie, il est au premier plan ou un peu plus en retrait d’un jour à l’autre, d’une période à une autre, mais toujours présent. Il ne se passe pas une semaine sans que je pratique et même si j’essaye de ne pas tomber dans la culpabilisation, j’ai un peu de remords quand je n’arrive pas à libérer du temps ou à générer suffisamment de motivation pour ouvrir mon tapis.

Mais l’envie de faire du yoga est toujours là, elle m’accompagne à chaque instant.

Et vous, comment êtes-vous tombé dans le bain du yoga ?

It was about time for me to make an article about my discovery of yoga. You must probably be asking yourself that I should have started there first?

This bizarre thing

I discovered yoga quite by chance in December 2009.

I’m old

It was well before the mega buzz that we have been witnessing for a few years and to which you have not been able to escape.

That’s probably why you’re here, right?

My first steps took place in a communal gymnasium. The courses were part of a very affordable fitness and wellness package because it was financed by the generous town hall. At the time I was doing Power Cardio, sort of Body Attack without the Les Mills license, and it turns out that the Yoga class was just after. I had already heard about it in obscure wellness magazines and programs and the idea that I had at that time was a kind of advanced stretching courses …

Having no family or other obligations at the time, I decided to stay and have a little relaxation.

Then, WTF happen ?

The first course killed me.

The professor, a very nice mild age woman with an extremely melodious voice, gave a Vinyasa Yoga course. Or maybe not? Perhaps the intensity of my memory is too strong and it was actually only Hatha Yoga? In any case my ignorance of the different yoga styles was total at the time. For me it was Yoga and… just yoga.

For a good part of the course, I was dismayed because of my poor performance. I kept looking around me, saying, « Why don’t anyone react? Is that really yoga? I thought it was easy! Why can’t I do it ?! Is this a joke? This is a joke. Naaan, it must be a hidden camera « .

You remember ? Hidden camera program ? Well, yes, I’m not quite young anymore.

I was in a period « I want to take care of myself ». And so, quite convinced that something had necessarily escaped me in this yoga story, I decided to elucidate this dark secret. And I returned the following courses the following weeks, more out of stubbornness than interest.

Unfortunately this period of my life was short because I was caught up by professional obligations which forced me to stop the courses.

And gained 5 kg. It was long before I decide that
my professional life should pass AFTER my well-being.

In fact I did not have time to observe evolution but just better to cash in the « shock » of the first course and just start really to understand something.

After a pause, the return of the beginning of the beginning

It was only years later that I rediscovered yoga with my pregnancy. I was looking for a healthy and effective activity for body and mind and especially beneficial and safe for pregnancy and baby.

There were no classes next door. So, I started yoga alone in my daughter’s future room.

Besides, I do not advise ALL to start Yoga
(especially prenatal!) alone. But I will talk about it later.

I spent my days looking for yoga exercises for pregnant women and after a few courses followed on YouTube (in fact given the minimal offer of the time, I think I did ALL the prenatal yoga classes), very soon I started to make my own courses. Then until the end of the pregnancy I did the same series of postures 2 to 3 times a week.

The Real Beginning of a True Practice

By « true practice » I mean with my true body, without a baby inside it.

I seriously got back to yoga after recovering from my pregnancy, about 6-8 weeks after the delivery. As a result the beginnings were very gradual because I did not want to rush my body. This new departure provoked in me totally different sensations from what I could feel in my first yoga classes in the communal hall. At that time I totally zapped the mental component. This time, either because of my previous experience, because of the period of my life, or because of my maturity, I had an entirely different approach to yoga. I immediately saw the physical and psychic interest.

And since then I have not stopped

At the beginning of what I call my re-start, like everyone else, I wanted to model my practice on these famous instagram-ladies who do not spend a single day of their life without drinking smoothies, do headstand, meditate in lotus posture and so on.

So the gap between reality and goal was just stupid … but I realized it much later. Because like many beginners I had largely privileged, once again, the physical side on the mental side.

But as I never do things half way (at least, I try) I inquired as much as I could on the subject and very quickly I understood that yoga was much more than that. And it is really from this moment that I began to appreciate my practice and to integrate it in my everyday life.

Yoga one day, yoga always

Since I decided to become a yoga teacher, I must confess that my practice has been inconsistent. My relationship with yoga is fluctuating, but it never fades away. I would be lying if I said it was just a matter of time. Despite its undeniable benefits, it happens that I simply do not want to do yoga. One of the reasons is that I was stuck for a long time at a certain level because I did not see any evolution. I did not progress in my flexibility.

Today, yoga is an integral part of my life. Depending on all the parameters of my life, it is in the foreground or a little further back from one day to another, from one period to another, but always present. It does not happen a week without me praticing and even if I try not to fall into guilt, I have a little remorse when I can not free up time or generate enough motivation to put my mat down.

But the desire to do yoga is always there, it accompanies me at every moment.

And you, how did you fall into the yoga bath?

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